SDA-Journalisten demonstrieren in Zürich

 

Persönlich / 31.1.2018

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Die Zitronen sind ausgepresst / Les citrons sont pressés / I limoni sono ormai spremuti

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“Verhandeln statt auspressen”, mit dieser Botschaft haben wir uns am Mittwochmittag vor dem Gebäude des Medienhauses Tamedia versammelt. Zahlreiche Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter von Tamedia, der Wochenzeitung WOZ, des Online-Magazins Republik, von watson.ch, sowie Politiker und viele weitere Symphatisanten gesellten sich zu uns. Herzlichen Dank für eure Unterstützung!

Der Ort unserer Aktion war nicht zufällig ausgewählt worden: Der ehemalige Tamedia-Verwaltungsratspräsident, Hans Heinrich Coninx, ist zugleich der Verwaltungsratspräsident der sda. Wir hatten die Hoffnung, ihn vor Ort an den Verhandlungstisch zu bekommen – das Mobiliar dafür haben wir extra mitgebracht.

Leider ist der Stuhl von Coninx trotz der Menschenmenge, die vor seinem Gebäude mit Sprechgesängen auf sich aufmerksam machte, nicht erschienen. Aber wir haben ihm ein Zeichen hinterlassen: Aus den Zitronenhälften, die wir über dem Verhandlungstisch ausgepresst haben, zeichneten wir unser neues Logo “sad” (engl. traurig) auf den Boden.

Nach wie vor hoffen, oder viel mehr warten wir auf ein Zeichen unserer Geschäftsleitung oder vom Verwaltungsrat. Die E-Mail, in welcher wir unsere Forderungen mitteilten, schickten wir am Dienstagmorgen um sechs Uhr vor dem Streik.

Stand bis Mittwoch, 15.30 Uhr: kein einziges Zeichen, weder per E-Mail noch per Telefon. Dafür setzen wir um so mehr Zeichen. Denn wir geben nicht auf, für die sda und für faire Lösungen in dieser schwierigen Zeit zu kämpfen.

*

“Arrêtez de nous presser, négociez!”: c’est avec cette proposition que nous nous sommes réunis mercredi à Zurich devant le bâtiment de la maison d’édition Tamedia. De nombreux collaboratrices et collaborateurs de Tamedia, de la Wochenzeitung (WOZ), du magazine en ligne Republik et de watson.ch, ainsi que des politiciens et de nombreux autres sympathisants se sont joint à nous. Merci beaucoup pour votre soutien!

Le lieu de notre action n’avait pas été choisi au hasard: l’ancien président de Tamedia, Hans Heinrich Coninx, est également le président du conseil d’administration de l’ats. Nous avions l’espoir de le recevoir à la table des négociations – nous avions d’ailleurs apporté le mobilier nécessaire.

Malheureusement, la chaise de M. Coninx est restée vide malgré les appels de la foule qui s’était réunie devant le bâtiment. Nous lui avons toutefois laissé un message: les citrons qui avaient été pressés sur la table des négociations ont été réutilisés pour dessiner sur le sol le nouveau logo de l’ats “sad” (“triste” en anglais, dérivé du sigle allemand de l’ats “sda”).

Nous continuons toutefois d’espérer et attendons des signes de la part de notre direction ou de notre conseil d’administration. Nous avons envoyé mardi matin à 06h00, avant le début de la grève, un e-mail dans lequel nous mettons nos revendications en avant.

A ce stade, soit à mercredi 15h30, aucun signal ne nous est parvenu, que ce soit par e-mail ou par téléphone. Nous n’abandonnons pas, nous continuons à nous battre pour l’ats et pour trouver des solutions équitables dans ces temps difficiles.

*

“Basta spremerci, negoziamo”: con questo slogan ci siamo riuniti oggi a Zurigo davanti alla sede del gruppo editoriale Tamedia. Numerosi colleghi di Tamedia, della Wochenzeitung (WOZ), della testata online Republik e del portale di informazione Watson.ch, come pure politici e molti altri sostenitori si sono uniti a noi. Grazie mille per il vostro sostegno!

Il teatro della nostra azione non è stato scelto a caso: l’ex presidente del consiglio di amministrazione di Tamedia, Hans Heinrich Coninx, è l’attuale presidente di Ats. Avevamo la speranza di poterlo accogliere a un tavolo negoziale: a questo proposito ci eravamo anche portati il mobilio necessario. Purtroppo la sedia del signor Coninx è rimasta vuota, nonostante il dirigente sia stato chiamato dalla folla che si era riunita davanti all’edificio. Abbiamo comunque lasciato un messaggio: i limoni spremuti sul tavolo dei negoziati sono stati riutilizzati per disegnare il nuovo logo dell’Ats: è stata formata la parola “sad”, triste in inglese, che ricorda l’acronimo tedesco della nostra azienda, “sda”.

Rimaniamo tuttavia fiduciosi e continuiamo ad aspettarci segnali da parte della direzione o del consiglio di amministrazione. Martedì mattina alle 06.00, prima dell’inizio dello sciopero, abbiamo inviato una mail in cui abbiamo presentato le nostre richieste. Fino a mercoledì alle 14.00 dai vertici non è giunto alcun segnale, né per posta elettronica, né per telefono. Ma noi non ci arrendiamo e continuiamo a lottare per l’Ats e per soluzioni eque in questi tempi difficili.

Meldungen zum Streik / Dépêches sur la grève

Hier eine Auswahl an Meldungen zur Berichterstattung über den Streik in deutsch und französisch. Voici une sélection des dépêches sur la grève en français et en allemand.

Le Temps: L’ATS en grève
La rédaction de l’Agence télégraphique suisse (ats) a entamé mardi matin un nouveau mouvement de grève. Elle conteste le plan de restructuration mis en place par la direction et exige de pouvoir négocier avec le conseil d’administration de l’agence. L’action, «de durée illimitée», a débuté mardi à 6h30. Elle a été reconduite pour la journée de mercredi, selon une source proche des grévistes. ATS

Le Matin a fait une annonce similaire.

24heures / TdG
En grève, l’ATS est montée à Berne en quête de soutien Contestant le plan de restructuration de sa direction, la rédaction de l’Agence télégraphique suisse a cessé le travail. «Aidez-nous!» demandait mardi un rédacteur en chef de l’ATS en apercevant Ueli Maurer, le ministre des Finances, devant le Palais fédéral, où la rédaction de l’Agence télégraphique suisse s’était rendue lors de son mouvement de grève démarré le matin même. Si la réponse du ministre s’est avérée particulièrement cinglante – «Vous ne nous aidez jamais» – toutes les réactions n’étaient pas aussi négatives. Plusieurs représentants de la politique et des syndicats ont en effet exprimé leur solidarité envers les grévistes. Le conseiller national socialiste bernois Matthias Aebischer a sévèrement critiqué le directeur général de l’ATS, Markus Schwab, et exigé sa démission. Le mouvement, qui est soutenu par les syndicats, a été décidé lundi soir lors d’une assemblée du personnel par 124 voix contre 8 et six abstentions, a indiqué un communiqué de la Commission de rédaction (CoRé). Il fait suite à la perte de confiance entre les employés et leur direction et à l’échec des négociations survenues pour tenter de limiter la casse syndicale.
L’action, «de durée illimitée», a débuté mardi à 06 h 30. Elle a été reconduite pour la journée de mercredi, selon une source proche des grévistes.

La Liberté et ses partenaires publient un article revenant sur tous les éléments de notre grève. Merci Philippe Boeglin:

La plupart des journalistes de l’Agence télégraphique suisse (ATS) peuvent en témoigner: Markus Schwab est un «homme invisible», qui «rase les murs». Mais le directeur général (CEO) est passé de l’ombre à la lumière des projecteurs. Depuis l’annonce des coupes massives dans les effectifs – un quart des 150 postes de la rédaction –, sa personnalité polarise. Et certains présidents de partis politiques l’appellent ins tamment à revoir sa stratégie. Sur le terrain, la rédaction ne lâche pas la pression. Après son débrayage de trois heures la semaine passée, elle a entamé hier une nouvelle grève «illimitée» – qui se poursuit aujourd’hui à Zurich – pour réclamer de «véritables négociations» avec le conseil d’administration, sur l’ampleur et la rapidité de la restructuration. «La coniance avec le directeur général est rompue», estime-t-elle. Schwab en rajoute C’est que Markus Schwab, outre les licenciements expéditifs, s’est fendu de propos controversés dans la NZZ am Sonntag, déclarant n’avoir de comptes à rendre qu’aux actionnaires de
l’ATS. Pas un mot sur ses collaborateurs. Ni sur le service public médiatique, alors que l’agence de presse fournit chaque année aux médias des dizaines de milliers d’informations neutres et factuelles sur toutes les régions du pays. Si le conseil d’administration n’a pas encore répondu aux grévistes, les représentants politiques se mobilisent déjà.

«Apparemment, le directeur général de l’ATS n’a pas bien compris sa fonction: il ne doit pas rendre des comptes qu’aux actionnaires, mais aussi à ses employés », critique la présidente du PLR, Petra Gössi (SZ). Patron du PS, le Fribourgeois Christian Levrat cible l’ensemble de la direction. «L’agence doit modiier sa gouvernance et ne pas poursuivre un simple objectif de rendement financier. Elle doit viser l’équilibre, pas des bénéices à tout prix.»

Du côté du PDC, suite aux vertes critiques décochées par le président Gerhard Pister récemment, la secrétaire générale Béatrice Wertli note qu’il «est normal dans une telle situation que le CEO soit remis en question». Même la présidente du PLR souligne que «dans une institution d’une telle importance, la maximisation du proit ne peut être le seul objectif poursuivi.»  Les représentants politiques sont prêts à utiliser l’enveloppe de 2 millions tirés de la redevance radio-TV, qui devraient être versés à l’ATS dès 2019 (si l’initiative No Billag ne passe pas) comme moyen de pression. Cette enveloppe, actuellement en consultation au parlement, pourrait être contestée. «Il faut prévoir une forme d’aide directe pour l’agence. Mais pas à n’importe quelles conditions», avertit Christian Levrat. Petra Gössi enchaîne: «Il est exclu que la Confédération donne de l’argent et que ce soient les actionnaires qui l’empochent. La contribution de 2 millions tirée de la redevance doit être réexaminée.» Son homologue socialiste Christian Levrat appelle à une «discussion sérieuse avec la direction et les actionnaires de l’ATS». Au PDC, on «demande au Conseil fédéral d’agir». Seule l’UDC n’a, pour l’heure, pas arrêté de position.

Les médias en retrait
Si le monde politique se mobilise, celui des médias reste, lui, nettement plus discret. Car les médias – Tamedia, le groupe NZZ, la SSR et Médias Suisses (qui représente les éditeurs de Suisse romande) – sont les propriétaires de  L’agence. Et ses clients. Or, les médias suisses ont fait pression sur l’agence l’année dernière. «Nous avons montré à l’ATS qu’elle devait évoluer, qu’elle devait adapter ses produits et nous coûter moins cher. Une agence plus mince, plus ciblée, par rapport à nos besoins», rapporte un cadre d’un groupe de presse alémanique, ayant
participé aux discussions. «Mais nous ne lui avons pas dit comment. L’ATS a attendu trop longtemps pour prendre des mesures, comme un barrage qui a accumulé l’eau et qui cède soudain. 40 licenciements en  un mois, c’est choquant», admet ce cadre.

Statu quo intenable
Reste que publiquement, aucun éditeur ne remet en cause le management de l’ATS. Le porte-parole de la SSR salue même «la mise en oeuvre socialement responsable des mesures d’austérité mises en place par le management de l’ATS». «La SSR soutient le développement de l’ATS vers une agence (…) avec du texte, de l’image et de la vidéo. L’ATS doit être orientée vers les besoins et la rentabilité de ses clients; malheureusement, les économies sont inévitables.» Médias Suisses ne souhaite pas se prononcer sur la restructuration en elle-même, ne disposant pas de toutes les informations nécessaires. «La direction sait certainement où elle va, même si elle a commis des maladresses de communication dans la presse dominicale », admet Thierry Mauron, président de Médias Suisses (et éditeur de La Liberté). Il rappelle «que le statu quo n’est plus possible. L’agence doit évoluer, aller dans le sens de la nouveauté. Nous sommes tous dans une situation délicate, avec la chute des revenus, et nous devons tous réduire nos prix au minimum. » Il n’a jamais été question de réduire l’offre de l’ATS, selon Thierry Mauron, «mais de proposer d’autres produits grâce à la fusion avec Keystone». Et de reconnaître que l’ATS n’est pas une entreprise comme une autre: «Elle a un rôle spéciique en transmettant une information de qualité dans toutes les régions linguistiques du pays», souligne-t-il. Ni la direction ni le conseil d’administration de l’ATS n’ont souhaité s’exprimer hier.

En plus de cet article, Le Courrier publie un édito (par Laura Drompt)
Enin! Enfin, la société prend conscience de l’ampleur des diicultés rencontrées par les médias. Ces jours, des mouvements de grève à l’ATS et des actions contre l’initiative No Billag permettent aux journalistes de donner de la voix. Dimanche, à Lausanne, de nombreux politiques soutenaient une manifestation pour la diversité de la presse. Au micro, la présidente du Conseil d’Etat vaudois, Nuria Gorrite, a manifesté la solidarité du gouvernement «préoccupé par la situation de l’ATS et par la presse en général». Appelant «les cantons suisses à se saisir de ce dossier fondamental». Une prise de position réjouissante alors qu’au mois de juin, ce même collège semblait ne pas prendre conscience de l’urgence. Le ton a heureusement changé et partout leurissent les soutiens. A Genève, Sandrine Salerno, conseillère administrative socialiste, a lancé un appel pour un soutien public à la branche. Dans le ilm Le printemps du journalisme, on entend le conseiller d’Etat genevois (PLR) Pierre Maudet airmer qu’Etat et cantons doivent appuyer inancièrement la presse. Quant à son collègue de parti vaudois Olivier Feller, il déposait  – en février 2017 – une motion au Conseil national demandant à la Poste de garantir la distribution matinale des journaux. Une excellente piste, malheureusement balayée par le Conseil fédéral, pour soutenir la presse écrite. Ces appuis politiques sont importants. Combinés à un soutien citoyen – sans lequel des journaux comme Le Courrier ne sauraient survivre –, ils peuvent assurer l’avenir médiatique suisse, essentiel tant que nous vivons en société et que des débats démocratiques alimentent le pays. L’enjeu est à la hauteur des diicultés et la liste des titres et collègues touchés est funestement longue. Les témoignages recueillis auprès de la Tribune de Genève (lire en page 5) en disent long. Mais tous les journaux tremblent. Et surtout leurs employés. Ceux de Tamedia, mais aussi à La Côte (ESH Médias) qui vient d’annoncer des licenciements. L’Express et L’Impartial se sont fondus en Arcinfo, tandis que chez Ringier, on panse encore les plaies des dernières charrettes  et de la disparition de L’Hebdo. Les imprimeries ferment les unes après les autres et le tableau n’est pas plus riant outre-Sarine. Mais la courageuse grève de la rédaction de l’ATS rappelle que, plutôt que de se laisser abattre, il faut combattre la logique du profit maximal, de faire toujours plus avec moins. Au summum du processus de marchandisation de l’information, charge à nous, médias, société, politiques, de rappeler que celle-ci joue avant tout un rôle démocratique.

En Allemand:

NZZ:
SDA-Redaktion im Streik – Konflikt um Stellenabbau
Der Konflikt um den Stellenabbau bei der Schweizerischen Depeschenagentur (SDA) ist eskaliert. Am Dienstagmorgen ist die Redaktion der SDA in einen unbefristeten Streik getreten. Der Beschluss dazu wurde mit überwältigender Mehrheit gefällt, wie es in einer Mitteilung der Arbeitnehmerorganisationen Impressum und Syndicom heisst. Eine Woche zuvor hatte die Redaktion einen Warnstreik durchgeführt.

Mit der erneuten Arbeitsniederlegung – in der Medienbranche eine höchst seltene Kampfmassnahme – will das Personal zum Ausdruck bringen, dass es nicht bereit sei, «den überrissenen Abbau und die sture Haltung der Geschäftsleitung» zu akzeptieren. Anfang Januar hatte die SDA-Führung bekanntgegeben, wegen stark rückläufiger Einnahmen 40 von 180 Stellen zu streichen – dies, nachdem wichtige Kunden der Medienbranche tiefere Preise hatten durchsetzen können. Erst hiess es, der Stellenabbau erfolge im Verlauf von zwei Jahren. Doch dann wollte die Geschäftsleitung die Sparmassnahmen sogleich umsetzen, um möglichst bald wieder schwarze Zahlen zu schreiben. Das Personal wirft ihr vor, in den wichtigen Fragen keinerlei Entgegenkommen gezeigt zu haben und überdies strategisch kopflos zu handeln. Gar kein Verständnis hat die Belegschaft für eine Aussage des SDA-CEO Markus Schwab. Dieser sagte der «NZZ am Sonntag»: «Die SDA ist nur ihren Aktionären etwas schuldig. Jede andere Anspruchshaltung verstehen wir nicht.» Das Problem ist allerdings, dass die finanziellen Sorgen der SDA in der Politik Widerhall fanden und dass der Bund Bereitschaft signalisierte, ihr ab 2019 mit jährlich zwei Millionen Franken unter die Arme zu greifen. Dies würde in Form eines Leistungsauftrags erfolgen. Ein solcher schliesst die Gewinnorientierung einer Firma nicht aus; dennoch bewegt sich die SDA als alleinige Anbieterin von Schweizer Nachrichten auf einem heiklen Terrain.

Der Konflikt um die SDA spiegelt die angespannte Lage auf dem Medienmarkt. Im vergangenen Jahr wurde klar sichtbar, dass sich die Branche auf einen starken Stellenabbau vorbereitet. Davon zeugen die Entscheidungen von Tamedia bzw. der AZ-Medien und der NZZ-Regionalmedien, die redaktionellen Ressourcen zu konzentrieren. Am Dienstag meldete auch Somedia, dass sie die Redaktionen von «Bündner Tagblatt» und «Südostschweiz» zusammenlege.

Tages Anzeiger:
Kommentar Peter Meier, Bundeshausredaktor, zum Streik bei der Nachrichtenagentur SDA.

Auch Streik ist keine Lösung

Die Redaktion der Schweizerischen Depeschenagentur (SDA) macht Ernst: Sie ist gestern Morgen in einen unbefristeten Streik getreten. Die Nachrichtenversorgung der Medien ist damit stark eingeschränkt. Vor allem kleinere Zeitungen sind empfindlich getroffen, die grossen, wie diese Zeitung, können sich arrangieren. Die SDA-Redaktion wehrt sich mit ihrem Kampf gegen die von der Geschäftsleitung verfügten rigorosen Sparmassnahmen mit vielen Entlassungen.

Der Streik ist für die hiesige Medienbranche ein ungewöhnlicher und mutiger Schritt. Er ist aber auch Ausdruck der Verzweiflung. Denn die SDA-Redaktion verteidigt so nicht nur legitime Eigeninteressen. Sie kämpft auch für ihr Berufsethos, den Erhalt ihres medialen Service public und die Institution SDA, die vor über 120 Jahren zur Versorgung des Landes mit unabhängigen Nachrichten gegründet wurde – selbsttragend, aber nicht gewinnorientiert.

Diese Werte sieht die SDA-Belegschaft heute von der Führung mit Füssen getreten. Das Vertrauensverhältnis ist zerrüttet. Die Redaktion sieht sich weder ernst genommen noch vertreten. Zumal der Chefredaktor entlassen wurde und es keinen Nachfolger gibt – und damit auch keinen Journalisten mehr in der Geschäftsleitung mit Markus Schwab an der Spitze. Dass die Medienkrise auch die SDA trifft und zum Sparen zwingt, ist Schwab nicht anzulasten. Doch mit seiner Gesprächsverweigerung und ungeschickten Äusserungen hat der Chef unnötig Öl ins Feuer gegossen und die Situation eskalieren lassen. Dass die Belegschaft darauf mit ihrem schärfsten Kampfmittel reagiert, muss Schwab auf seine Kappe nehmen. (Seite 2)

BaZ:

Die Agentur-JOurnalisten streiken

Die Schweizerische Depeschenagentur, kurz SDA, sei halt die fleissigste Mitarbeiterin im Blatt; so geht der etwas bitter spottende Insiderwitz, wenn eine Zeitungsseite fast ausschliesslich mit journalistischen Beiträgen der Nachrichtenagentur «gefüllt» ist.

Die Basler Zeitung entspricht im ersten Bund exakt jenem Bild, das der kürzlich entlassene Chefredaktor der Nachrichtenagentur, Bernard Maissen, ein in der Branche geschätzter Mann, einst gezeichnet hat: «Wir als Nachrichtenagentur liefern den Teppich, auf dem die Medien ihre Möbel aufstellen können.» Die Redaktorinnen und Redaktoren der Zeitung können sich auf Schwerpunktthemen konzentrieren, das «alles andere Wichtige vom heutigen Tag» liefert die SDA. Hinter den drei Buchstaben stehen zahlreiche Kolleginnen und Kollegen, die für die Ressorts Politik, Wirtschaft, Kultur, Sport sowie über Unglücksfälle und Verbrechen berichten.

Redaktion im Ausnahmezustand

Seit gestern und bis auf Weiteres ist alles anders, denn die SDA-Mitarbeiterinnen und Mitarbeiter stehen im Streik. Das hat Folgen für Radio- und Fernsehstationen dieses Landes, das hat auch Folgen für die heutige Ausgabe der BaZ. Statt Dutzende SDA-Meldungen aus jedem Ressort kam gestern praktisch keine SDA-Meldung rein. Streik ist für die Branche so ungewöhnlich wie für die übrige Arbeitswelt im Land. Wie lange gestreikt wird, ist ungewiss. Man will bei der SDA die Arbeit so lang niederlegen, bis Verwaltungsräte bereit sind, an den Tisch mit den Redaktoren zu sitzen. Klar war gestern Abend, dass heute weiter gestreikt wird, denn kein VR signalisierte, der Aufforderung nachzukommen.

Eine Meldung kam im Ressort Politik dann doch noch rein, sie war nüchtern, sachlich, distanziert und dies, obwohl sie die eigene Sache betraf:

«Die Redaktorinnen und Redaktoren der Schweizerischen Depeschenagentur (SDA) sind am Dienstag in einen unbefristeten Streik getreten. Das Personal bringt damit zum Ausdruck, dass es nicht bereit ist, den massiven Abbau von 35 der 180 Stellen zu akzeptieren.» Die SDA-Geschäftsleitung habe die Kündigungen trotz eines dreistündigen Warnstreiks in der letzten Woche und massivem Widerstand aus der Redaktion ausgesprochen, wie die Redaktionskommission (Reko) und die Gewerkschaften gestern bekannt gaben.

Das Vorpreschen der Geschäftsleitung werde einzig mit den Kosten begründet. Der Stellenabbau werde durchgezogen, ohne dass zuvor eine tragfähige Zukunftsvision definiert und verhandelt worden sei. Die SDA fühle sich den Mitarbeitern offenbar in keiner Weise mehr verpflichtet, so die Reko weiter. Der SDA-CEO, Markus Schwab, habe in einem Interview verlauten lassen, die SDA sei einzig ihren Aktionären etwas schuldig. Damit habe er das Vertrauen der Redaktion endgültig zerstört. Angesichts dieser Ausgangslage habe die Redaktion an einer Versammlung am Montag mit 124 zu 8 Stimmen bei 6 Enthaltungen entschieden, die Arbeit ab Dienstagmorgen, 6.30 Uhr, niederzulegen. Der Streik erfolge mit Unterstützung der Gewerkschaft Syndicom und des Berufsverbandes Impressum.

Die Redaktion verlange, dass der Verwaltungsrat am (gestrigen) Dienstag um 13 Uhr mit einer Delegation der Reko und den Gewerkschaften ernsthafte Verhandlungen über die Forderungen der Redaktionsversammlung aufnehme. Da das Vertrauen in den SDA-Chef massiv gestört sei, müssten die Verhandlungen in Präsenz des Verwaltungsrats stattfinden. Der Stellenabbau im geplanten Ausmass gefährde die mediale Grundversorgung der Schweiz mit Nachrichten. Ausserdem gefährde er die Beiträge von zwei Millionen Franken, mit denen der Bund die SDA fördern will.

Der SDA-Basisdienst, der die Redaktionen mit seriösen Nachrichten aus aller Welt versorgt, ist gestern also verstummt. Eine für Schweizer Verhältnisse gänzlich unbekannte Situation und mehr als erstaunliche Reaktion der SDA-Belegschaft. Denn die SDA-Mitarbeitenden sind keinesfalls bekannt als «linke Socken» oder «rote Bazillen». Doch die Entlassungen von zig Personen ohne genügenden Sozialplan, von denen viele über 60 Jahre alt sind und die teilweise jahrzehntelang für das Unternehmen tätig waren, hat zu dieser aussergewöhnlichen Solidaritätsaktion geführt und dürfte auch im Verwaltungsrat zumindest für Unruhe sorgen.

Warum diese radikale Sparmassnahme erforderlich sein soll, erschliesst sich auch Eingeweihten nicht. Sie sei ohne Not erfolgt, zumal 20 Millionen Kapital vorhanden seien, heisst es aus Insiderkreisen. Auch eine Strategie, wie es mit der Nachrichtenagentur nach dieser Entlassungswelle und der angestrebten Fusion mit der Fotoagentur Keystone weitergehen soll, sei nicht erkennbar.

Grüne Kanton Bern unterstützen Forderungen der sda

Die Grünen Kanton Bern solidarisieren sich mit der streikenden Belegschaft der SDA
und unterstützen die Forderungen an die Leitung der sda und fordern deshalb:
1. Der Regierungsrat soll rasch die Arbeiten für ein kantonales Medienvielfaltsgesetz an die Hand nehmen und eine aktive Medienförderung betreiben.
2. Der Regierungsrat wird aufgefordert, unverzüglich bei Verwaltungsrat der Schweizerischen Depeschenagentur zu intervenieren, um den Erhalt der publizistischen Leistungen der SDA zu sichern.

Kommt vorbei! / Venite a trovarci! / Rejoignez-nous!

Wir sind derzeit in zwei Bussen unterwegs von Bern nach Zürich. Um 11.30 Uhr tragen wir unsere Forderungen zum Medienhaus Tamedia. Was wir vor dem Tamedia-Gebäude geplant haben, verraten wir noch nicht. Kommt vorbei und steht uns in diesem wichtigen Moment bei!

Wir kämpfen für faire Verhandlungen mit der Spitze der sda auf Augenhöhe. Mehr dazu findet ihr auf der Startseite. Es ist ein Kampf für die entlassenen über 60-Jährigen, für Journalistinnen und Journalisten, für Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer. Ein Kampf für hohe Qualität im Journalismus, Fakten statt Fake News, unabhängige Nachrichten statt gekauften Inhalt.

Wir freuen uns auf euch!

Die sda-Redaktion

*

Attualmente ci troviamo a bordo di due autobus in viaggio da Berna a Zurigo. Alle 11.30 presenteremo le nostre richieste alla centrale di Tamedia. Non sveliamo ancora quello che intendiamo fare davanti all’edificio di Tamedia: venite a vedere e a sosteneteci in questo momento importante!

Stiamo lottando per avere negoziati equi con i vertici dell’Ats, da pari a pari. Ulteriori informazioni sono disponibili sulla pagina iniziale. Si tratta di una lotta contro il licenziamento degli ultra 60enni, per i giornalisti, per i lavoratori. Una lotta per tenere alta la qualità nel giornalismo, per avere fatti invece di fake news, per poter disporre di notizie indipendenti invece di contenuti comprati.

Saremo contenti di incontrarvi!

La redazione dell’Ats

*

Rejoignez- nous!

Vers 11h30, nous présenterons nos revendications devant les rédactions de Tamedia. Nous exigeons notamment des négociations justes avec la direction de l’ats face aux licenciements, réductions du temps de travail et mises à la retraite anticipées forcées. Pour plus de renseignements sur le sujet, rendez-vous sur la page d’accueil du site.

 

Unbenannt

Streik geht in Zürich in die zweite Runde / Deuxième round de grève à Zurich / Lo sciopero prosegue a Zurigo

Wie bereits angekündigt, sehen wir uns gezwungen, unseren Streik weiterzuführen.Wir bitten unsere Kunden um Verständnis für diesen Entscheid.

Wir hoffen, dass dies die sda-Führung motiviert, mit uns Verhandlungen auf Augenhöhe aufzunehmen.

Unser Streik-Programm führt uns am Mittwoch nach Zürich. Wir freuen uns über Unterstützung und Solidaritätsbekundungen am Nachmittag im Volkshaus.

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Comme nous l’avons annonçé, nous nouz voyons forcés de poursuivre notre grève. Nous espérons que nos clients comprendront cette décision.

Nous espérons que cela pousse la direction de l’ats à entamer des négociations avec nous. Sur un pied d’égalité.

Notre programme de grüve de mercredi nous mènera à Zurich. Nous nous réjouissons de votre soutien et de vos messages de solidarité cet après-midi au Volkshaus.

*

Come annunciato, ci vediamo costretti a proseguire lo sciopero. Speriamo che i nostri clienti comprendano questa decisione.

Ci auguriamo che ciò induca la direzione dell’ats ad avviare trattative ad armi pari.

Il nostro programma di sciopero odierno ci porterà a Zurigo. Ci rallegriamo del vostro sostegno e della vostra solidarietà oggi pomeriggio al Volkshaus.